Pourquoi André Stohler, commerçant d’expédition sexagénaire, fréquente régulièrement trois locaux à Bâle.
André Stohler au restaurant Zum Rebhaus au Petit Bâle.
Quʼentendez-vous par être client loyal d’un local?
Je fréquente régulièrement le «Klybeck Casino», le «Eintracht» et le «Rebhaus», c’est-à-dire que je vais y boire un pot une ou deux fois par semaine. Suivant qui je rencontre, je reste plus longtemps et ça donne quelques verres de plus. En outre, depuis 30 ans, nous nous retrouvons tous les samedis à 12 h 30 au «Eintracht» entre collègues…
... pour parler politique?
Bien sûr. Nous parlons du FC Bâle, de politique locale et cantonale, mais aussi de sujets d’intérêt national et international. Les discussions sont souvent très animées.
Pourquoi avoir choisi ces endroits précis?
Parce que j’y connais beaucoup de monde: d’autres clients, mais aussi les patrons et le personnel de service. Et je m’y sens chez moi. En plus, le «Rebhaus» appartient à la société d’honneur «zum Rebhaus» du Petit Bâle, dont je suis membre. Il m’importe aussi de pouvoir déguster une bière régionale. Pour nous autres Bâlois, la Feldschlösschen et la Warteck sont bien entendu des bières de la région.
Vos femmes vous rejoignent?
(rit) Non, on reste entre hommes. De toute façon, ma femme n’aurait aucune envie de m’accompagner, elle a ses projets à elle. C’est d’ailleurs peut-être là le secret d’un long mariage heureux.